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Valoris et le Centre d'excellence en valorisation des matières résiduelles dans les médias

Publié le: 29 janvier 2016

Valoris, ce parc éco-industriel situé à Bury, comprenant un lieu d’enfouissement technique (LET), un centre de tri et des organismes comme le Centre d’excellence en valorisation des matières résiduelles (CEVMR) et le créneau Accord des bio-industries environnementales, est sur le point de faire des petits. Une entreprise, CRB Innovations qui fait du développement de technologie à partir de biomasse, est déjà installée dans un bâtiment sur le site communément appelé le cube.
Le CRB Innovations est un projet industriel visant la valorisation de matières résiduelles du secteur CRD (construction, rénovation, démolition) et biomasse en utilisant des résidus de cette ligne notamment des copeaux de bois. Le bâtiment que Valoris loue à l’entreprise est utilisé à titre d’usine pilote pour faire de la recherche appliquée sur place. « Cela constitue une étape entre la recherche en laboratoire et la construction d’une usine », d’expliquer Jean-Jacques Caron, commissaire au développement chez Valoris. Ce dernier ne cache pas le souhait de voir éventuellement une usine liée à ce type de production s’ériger sur le site du parc éco-industriel.

M. Caron a pour mandat d’attirer des usines du secteur privé en lien, autant que possible, à la valorisation des matières résiduelles sortant du centre de tri. Il doit donc faire de la prospection auprès des entreprises à vocation environnementale. Le commissaire au développement admet qu’il peut sembler difficile d’attirer des usines existantes à l’intérieur du parc éco-industriel, mais il mise sur l’innovation, le développement et la proximité de la matière première pour y arriver. Avec des partenaires comme le CEVMR, l’Université de Sherbrooke, comme c’est présentement le cas avec CRB Innovations, le commissaire souhaite être en mesure de convaincre ou aider des entreprises existantes à développer de nouvelles lignes en utilisant des usines pilotes sur le site pour éventuellement déboucher sur une construction d’usine. « Ça me prendrait deux autres cubes pour dire aux gens qu’on peut faire du développement en temps réel. » Les promoteurs technologiques en collaboration avec le CEVMR peuvent ainsi bénéficier du site de Valoris pour expérimenter en condition réelle leur procédé afin d’en démontrer la faisabilité, d’évaluer les performances et d’obtenir de précieuses données d’opérations nécessaires pour faire les mises à l’échelle commerciale.

CEVMR
Pour développer le parc éco-industriel, Valoris compte sur des partenaires comme le CEVMR, le créneau Accord des bio-industries environnementales situé à l’intérieur du bâtiment et d’autres de l’extérieur comme l’Université, le collège de Sherbrooke et partenaires privés. En service seulement depuis le 15 juin dernier, le CEVMR laisse déjà présager de belles choses. Sa mission, peut-on lire, est de « réaliser l’ambitieux objectif d’enfouissement zéro par l’optimisation de la contribution de chacun des volets des 3RVE (réduction, réemploi, recyclage, valorisation, élimination) notamment par le développement et la promotion d’innovations technologiques et sociales en valorisation des matières résiduelles ainsi que par la mise en place de partenariats avec les acteurs du milieu. »

Les visions du Centre d’excellence, à moyen et long terme, sont d’être un leader mondial reconnu dans la mise en place d’applications soutenables durables de valorisation des matières résiduelles issues des 3RVE, afin d’atteindre d’ici 2030 l’objectif de zéro enfouissement. On vise également à être le moteur d’une croissance économique verte avec des retombées en Estrie et devenir un centre reconnu à l’international de déploiement d’innovations technologiques et sociales dans le domaine de la valorisation des matières résiduelles.

Avec l’aide de partenaires, le CEVMR souhaite développer des projets structurés autour de quatre pôles d’interventions comme la recherche et développement, industriel, socio-environnemental et formation. Véronique Belley-Vézina, coordonnatrice du CEVMR, mentionne avoir plus d’une quinzaine de projets à l’étude répartis dans les quatre pôles d’intervention. L’objectif, exprime-t-elle, est de déboucher sur de la création d’emploi et ultimement atteindre l’enfouissement zéro. Le premier projet concret est celui mentionné précédemment impliquant un promoteur privé, Valoris, le CEVMR et l’Université de Sherbrooke. D’autres pourraient faire l’objet d’annonces prochainement. Les intervenants souhaitent que le Centre d’excellence devienne un catalyseur de projets ou plaque tournante dans le domaine de la valorisation des matières résiduelles. « Le CEVMR deviendrait une vitrine pour le Québec, le Canada et l’international, grâce à une approche de gestion globale des matières résiduelles visant leur détournement de l’enfouissement. »

Mentionnons que Valoris, une Régie intermunicipale du centre de valorisation des matières résiduelles du Haut-Saint-François et de Sherbrooke, s’est donné comme modèle d’affaires de faire de la gestion des matières résiduelles un levier de développement économique en créant de la richesse et des emplois, par le recyclage et la valorisation des matières qui peuvent être détournées de l’enfouissement. Pour y arriver, Valoris a ajouté à son modèle d’affaires deux projets structurants soit le déploiement d’un parc éco-industriel capable d’accueillir des industries ainsi que la contribution et la mise en œuvre d’un CEVMR. Enfin, l’ensemble du complexe Valoris incluant le LET, le centre de tri et autres procurent du travail à une quarantaine de personnes.

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